Sur les mois de confinement, plus de deux-tiers des personnes actives sont passées au télétravail contre seulement 20% en 2019.

Le Statec a publié les premiers chiffres d'une enquête sur les conditions socioéconomiques du confinement qui révèle que seuls 31% des personnes actives ont continué à travailler dans les lieux de leur employeur.

La crise du coronavirus a fait basculer 69% des personnes actives dans le télétravail au Luxembourg. En 2019, seuls 20% des actifs étaient concernés par le travail à distance.

Sur les 69% de personnes actives passées au télétravail pendant le confinement, 48% ont uniquement travaillé depuis leur domicile, tandis que 21% se sont partagés entre leur bureau et leur domicile.

Le recours au travail à distance a surtout été important dans les secteurs de l'enseignement (74%), des services financiers (61%) et dans les administrations publiques (47%). Le taux a atteint 66% chez les indépendants ou freelance.

L'enquête n'a pas montré de différences notables en matière de télétravail entre ceux qui habitent dans une maison et ceux qui vivent dans un appartement.

Les personnes qui ont dû assurer la garde de leurs enfants, ont eu davantage recours au télétravail (52%), que ceux qui n'avaient pas la garde d'enfants (45%).

Le télétravail a été particulièrement répandu chez les plus de 55 ans, ce qui pourrait s'expliquer par le fait que la vulnérabilité augmente avec l'âge, selon le Statec.

Pour trois personnes sur quatre, qui pratiquent actuellement le travail à distance, cette situation est le résultat de la crise actuelle. Seule une personne sur quatre avait l'expérience du télétravail avant le déclenchement de la crise du coronavirus.

La majorité des gens (55%) ont une expérience positive du travail à domicile. 30% ont un avis neutre et 15% jugent l'expérience négative.

Le taux négatif le plus élevé, avec 29%, est observé dans l'enseignement, selon le Statec.

L'enquête a été réalisée entre le 29 avril et le 8 mai. 2.000 personnes résidentes ont été interrogées via un panel de TNS ILRES ou par téléphone.