L'incident diplomatique avec le Luxembourg, comme l'a qualifié la ministre belge de l'Energie et de l'Environnement, serait à présent résolu.

Le stockage de déchets nucléaires dans la région frontalière entre la Belgique et le Luxembourg est à l'origine de cet incident. Dans une interview accordée à RTL, Marie-Christine Marghem reconnaît avoir été vraiment irritée par les déclarations de son homologue luxembourgeoise, Carole Dieschbourg, mardi lors d'une conférence de presse.

La ministre belge de l'Energie et de l'Environnement a tout d'abord voulu préciser que la consultation publique menée actuellement par l'ONDRAF, l'autorité belge pour la gestion des déchets nucléaires, n'en est qu'à sa première étape.

„A savoir ce que la Belgique compte faire de ces déchets, donc le principe est pour la Belgique de les enfouir, mais il n'y a pas encore de plan concret, quant aux lieux, quant au moment et quant à la manière dont cela doit intervenir. Donc la carte géographique des lieux potentiels n'est en rien le résultat d'un processus de choix de sites de stockage qui n'est absolument pas à l'ordre du jour."

Carole Dieschbourg avait notamment parlé de manque de transparence et de façon d'agir irresponsable du côté belge. Il peut évidemment avoir des avis différents, trouve son homologue belge, Marie-Christine Marghem, mais dans ce cas, on parle ensemble, entre confrères, qui se connaissent en plus depuis des années, au lieu de se précipiter devant la presse avec des déclarations alarmantes.

„Et c'est ce que je lui ai dit: "Ecoute Carole on finit par créer, par des déclarations comme celles que tu as faites, une crainte irrationnelle et exagérée dans le chef du public." Donc j'ai dit: "Ecoute franchement, je ne comprends pas ton attitude, alors qu'en plus le Luxembourg ne traitera pas lui-même, sur son propre sol, les déchets radioactifs qu'il produit." Donc vous comprenez, à un moment il faut rester dans une ambiance je dirais, confraternelle qui va dans le même sens, qui est constructive."

Le Grand-Duché a effectivement signé le 4 juillet 2016 un accord bilatéral avec la Belgique. Depuis cette date, la Belgique traite les déchets radioactifs luxembourgeois - qui proviennent essentiellement des hôpitaux.

Comment va à présent se poursuivre la recherche de sites de stockage pour les déchets nucléaires?

„Il y a minimum 5 à 6 étapes successives qui vont se dérouler dans le temps sur plusieurs années et même 5 à 10 ans et peut-être plus, parce que chaque étape et dans l'intervalle de chaque étape des études sont réalisées qui sont des études techniques extrêmement compliquées, extrêmement détaillées pour avoir toutes les assurances."

A chaque étape, des consultations publiques seront menées, a ajouté la ministre belge de l'Energie et de l'Environnement, Marie-Christine Marghem.