Le Grand-Duché ne manque pas de charmes pour les frontaliers, démontre une récente étude. Et il n'est pas question que d'argent.

Si être beau, riche et célèbre ne garantit pas forcément une heureuse histoire d'amour, remplacez "célèbre" par "multiculturel" et vous obtiendrez les ingrédients principaux à la divine idylle que vivent les frontaliers et le Luxembourg. C'est ce qui ressort de l'enquête menée par l'ASTI (Association de Soutien aux Travailleurs Immigrés) avec TNS/Ilres, et divulgué cette semaine.

Cette étude, qui s'intéresse au ressenti des travailleurs frontaliers envers le Luxembourg et de ses habitants, a été menée sur un échantillon de 500 travailleurs frontaliers en provenance de la France (259), de la Belgique (131) et de l’Allemagne (129). Si les frontaliers sont fans du pays, une partie de l'enquête montre qu'ils sont un tantinets plus critiques à l'égard des Luxembourgeois et que le niveau de salaires constitue plus que jamais l'atout numéro 1 du pays pour les travailleurs.

"AGRÉABLE A VIVRE, Y COMPRIS AU TRAVAIL"

Invité à décrire le pays en un ou deux mots (d'où des pourcentages cumulés dépassant les 100%), les frontaliers interrogés ont qualifié le Luxembourg de multiculturel (22%), beau et riche (19% à chaque fois). Plus généralement, l'immense majorité des frontaliers sondés soulignent les qualités du pays, le trouvant accueillant (11%), attractif (8%), agréable (7%), sûr (5%) et propre (3%) notamment.

Petit coup de canif dans le contrat de mariage, 12% d'entre eux le jugent petit, cher (8%) et retiennent les importants bouchons qui se forment quotidiennement sur les axes principaux (4%).

Ainsi, parmi les réponses formulées confirmant cette tendance, l'un "admire la mixité de culture du Luxembourg. C'est un pays qui donne sa chance à tout monde", l'autre le juge "très accueillant, respectueux et propre. Bref je le respecte et je le remercie énormément. C'est un super pays!"

Du côté des frontaliers allemands, certains ajoutent que c'est un "petit pays agréable à vivre, y compris au travail", et que les prix pratiqués deviennent abordables "avec un bon salaire" mais que "trop de gens y vivent". "Si les loyers n'étaient pas si chers, j'irai y habiter" souligne à son tour un frontalier francophone. Même quand on aime, il faut parfois compter...