Une vidéoconférence a été organisée mardi entre les représentants des syndicats et du patronat et le ministre du Travail, Dan Kersch.

La réunion avait été convoquée par Dan Kersch afin d'informer sur les mesures prises par le gouvernement en faveur des entreprises et pour que syndicats et employeurs puissent communiquer leurs doléances. Le chômage partiel a été l'un des sujets abordés. La mesure a été étendue à tous les secteurs touchés par le coronavirus. Là où en règle générale, un nombre limité de demandes étaient déposées chaque mois, on en est à présent à des milliers de demandes. Le ministre a également expliqué que l'argent sera versé aux entreprises dans les prochains jours, début avril, d'après Nicolas Buck. L'Etat prend en effet à sa charge 80% des coûts salariaux.
Pour l'OGBL, il était important que si les entreprises sont aidées, les salariés le soient aussi. L'une des revendications du syndicat est que la crise n'entraîne la perte d'aucun emploi. Le ministre du travail, Dan Kersch, a affirmé que les entreprises à qui le chômage partiel est octroyé, ne peuvent pas licencier. Une garantie importante pour l'OGBL, selon sa présidente, Nora Back, qui aimerait aussi une garantie généralisée.

L'OGBL revendiquait encore une interruption des délais légaux. Par exemple, le gel de la règle des 78 semaines en cas de maladie. Là aussi, le ministre aurait exprimé sa volonté de présenter le sujet lors des discussions gouvernementales, d'après Nora Back.

Les représentants du patronat, des syndicats et du gouvernement ont tous convenu qu'une fois le pic de la crise atteint, quand une reprise sera en vue, une réunion nationale devra être organisée, avec un échange avec tous les ministères.