Les universités et écoles supérieurs ont mis leurs cours en veille. De nombreux étudiants se posent des questions sur la continuité de leur année scolaire.

Comme l'université du Luxembourg, la plupart des universités et écoles européennes ont fermé leurs portes et arrêté leurs cours "présentiels" - un néologisme qui veut dire où l'on est présent, par opposition à l'enseignement à distance et donc virtuel.

Environ 15.000 résidents du Luxembourg étudient à l'étranger, essentiellement en Allemagne (4.600), en Belgique (3.300) et en France (2.500) selon les chiffres du ministère de l'enseignement supérieur (Cedies). Auxquels ont peut ajouter les 3.700 qui étudient au Luxembourg.

"Les premières inquiétudes sont venues de ceux qui étudient en Allemagne car c'était le premier pays à fermer ses frontières", résume Benjamin Kinn, vice-président de l'Acel (association des cercles d'étudiants luxembourgeois).

Les questions étaient les mêmes partout: est-ont obligé de rentrer au Luxembourg? Pourra-t-on passer la frontière? Pourra-t-on retourner dans notre pays d'étude?

"Nous avons contacter le ministère des Affaires étrangères car les communiqués demandant le retour des luxembourgeois au pays n'était pas spécifique pour les étudiants", poursuit-il. Les réponses ont rassuré les jeunes: ils ont le choix de rester dans la ville où ils étudient ou de rentrer au Luxembourg. "Mais des allers-retours seront sans doute plus problématiques."

CONTINUITÉ

Viennent ensuite les problèmes qui touchent tous les étudiants. "Tout le monde est touché: fin prématurée de stage, impossibilité de faire des recherches en bibliothèques, publications des professeurs pas toujours faciles à suivre, arrêt des jobs", détaille Florentin Mayon, président du Cercle des étudiants luxembourgeois à Bruxelles.

Il est assez confiant quant à l'enseignement de la matière: "Les cours sont mis sur internet, des podcasts existent, il y a des conférences en ligne et  en live avec les professeurs, certains utilisent mêmes des sites comme YouTube pour faire parvenir les cours aux étudiants..."

Il se pose aux étudiants les mêmes freins qu'aux personnes qui télétravaillent: avoir un ordinateur et un bon réseau, un lieu dédié au calme et s'imposer des horaires et une discipline.

La question récurrente est celle des examens. En Allemagne, ils devraient avoir lieu maintenant, aucune date n'a été donnée pour leur report. En Belgique, les cours présentiels sont suspendus jusqu'en juin... Les université n'ont pas pris de décisions quant aux examens. Ni s'ils auront lieu, ni quand, ni comment (en ligne?)

"On nage dans l'inconnu quant à la fin de l'année et aux évaluations. On espère tous être fixé incessamment sous peu et de savoir comment vont réellement se dérouler les choses", conclut Florentin Mayon.