Tom Wirion, le directeur de la Chambre des Métiers, était l'invité de la rédaction de RTL mardi matin.

Toutes les entreprises en général sont touchées par la crise, mais celles de moins de neuf salariés, le sont plus particulièrement. Ces petites entreprises représentent 76% du secteur de l'artisanat, selon le directeur de la Chambre des Métiers.

Le principal problème, ce sont les liquidités. Les aides annoncées par le gouvernement sont bonnes, mais elles ne vont pas suffire. C'est pourquoi Tom Wirion réclame des subsides directs, qui ne devront pas être remboursés. Et cela, dès avril.

Il faudrait un mix de mesures pour que les entreprises survivent à la crise.

Réaction de Dan Kersch

Le ministre du travail, Dan Kersch, a réagi aux propos de Tom Wirion et parle de malentendus.

Le gouvernement a décidé des mesures immédiates, qui sont uniques en leur genre, d'après Dan Kersch. Le ministre n'a vu aucun Etat aller aussi loin que le Luxembourg. Les entreprises ne seront pas imposées, elles ne devront pas payer de prestations sociales. La possibilité de recours au chômage partiel a été généralisée et les entreprises ne devront rien rembourser à ce niveau. L'Etat va prendre à sa charge 80% des coûts salariaux.

Le directeur de la Chambre des Métiers, Tom Wirion, avait aussi regretté qu'une grande part des aides soit destinée au secteur de la construction.

Une affirmation que dément le ministre LSAP. Pour le mois de mars, il faudra compter sur un coût de 50 millions d'euros pour le secteur du bâtiment et ses 45.000 salariés, qui ont travaillé sur les chantiers jusqu'au 20 mars. Il restera donc encore 450 millions d'euros pour les autres entreprises pour le mois de mars.

Si la crise se prolonge, les aides seront réévaluées. Le gouvernement est conscient des difficultés et la situation a déjà été abordée au Comité de conjoncture, assure Dan Kersch.