D'après les estimations du ministère de la Mobilité, la vignette fiscale pourrait coûter jusqu'à 91 euros en plus par an pour les nouveaux véhicules. Quelques exemples parmi les voitures les plus vendues au Luxembourg.

L'entrée en vigueur de la norme WLTP pour les véhicules routiers a été retardée comme l'annonce la Chambre des députés jeudi matin. Initialement prévue pour le 1er mars, il faudra finalement attendre que la loi soit adoptée pour qu'elle entre en vigueur.

Cette norme impliquera une hausse des taxes sur les véhicules routiers mais ne concernera que les premières mises en circulation, les voitures d'occasion ne seront donc pas concernées. "Le mode de calcul de la taxe ne change pas", détaille François Bausch, le ministre de la Mobilité et des Travaux Publics en réponse à RTL 5 minutes, "c'est la base de cette formule qui est revue pour être plus proche de la réalité de la consommation et des émissions de CO2".

La norme NEDC en application jusqu'ici était calculée par les constructeurs dans des conditions de laboratoire, la nouvelle norme WLTP se base sur les émissions réelles et donc supérieures. "Par rapport au cycle d’essai NEDC, la valeur équivalente en WLTP est en moyenne 20% plus élevée", explique-t-il.

"Pour les modèles de voitures les plus couramment immatriculés au Luxembourg le surplus annuel en taxe sur les véhicules automoteurs est estimé de 17 euros à 91 euros", a expliqué le ministre.

Source: ministère de la Mobilité et des Travaux Publics

Le but de ce projet de loi qui découle d'une directive européenne est de faire pression les constructeurs à améliorer leurs véhicules et d'inciter la population à s'orienter vers des véhicules moins gourmands et moins polluants.

S'il faudra attendre l'adoption du projet de loi pour lequel plusieurs amendements ont été déposés, le ministre a rappelé que d'après le règlement européen, la norme WLTP devra être appliquée avant la fin de l'année.

François Bausch note aussi que la transparence et le principe de réalité s'appliqueront aussi à la consommation de carburant qui est "généralement supérieure à ce qu'indiquent les constructeurs. Les consommateurs sont ainsi prémunis contre des frais supplémentaires non annoncés, liés au réapprovisionnement en carburant de leurs véhicules."

Dans un premier temps, le ministre s'attend à "un petit bonus fiscal de l'ordre de 1,5 million d'euros. Mais, dès 2021, on devrait connaître une baisse des recettes si les consommateurs adaptent leur choix de véhicule", conclut-il.

Le courrier que l'on reçoit pour les véhicules immatriculés au Luxembourg / © Archives RTL