Qu'ils soient frontaliers, étrangers ou Luxembourgeois, de plus en plus de pensionnés du Grand-Duché partent à l'étranger, constate la Fondation Idea.

La retraite, oui, mais au soleil! C'est peut-être un cliché, mais il se vérifie pour un nombre croissant de pensionnés du Grand-Duché, constate la Fondation Idea.

Le montant des pensions exportées à des bénéficiaires non-résidents "a plus que doublé de 2010 à 2019, passant de 609 millions à 1,3 milliards d'euros", constate ce think tank de la Chambre de commerce.

Le montant des pensions est passé de 609 millions d'euros à 1,3 milliards d'euros en à peine 10 ans! / © RTL/ Fondation Idea/ IGSS

Pour aller où? Sans surprise, ces pensionnés s'installent "dans les trois pays voisins (France, Belgique et Allemagne), au Portugal ou en Italie". Ces pensionnés peuvent être "d’anciens frontaliers, des étrangers ayant travaillé et résidé au Luxembourg mais revenant «au pays» lors de leur retraite, ou des Luxembourgeois ayant décidé de passer leurs «vieux jours» sous des cieux climatiquement plus cléments" ironise la Fondation.

PRÈS D'UN TIERS DES PENSIONS PARTENT À L'ÉTRANGER

Elle donne d'ailleurs quelques détails intéressants sur la composition de ces pensionnés: "sous l’effet notamment du départ progressif à la retraite des frontaliers actifs au Luxembourg à partir des années 1980, les non-résidents ont représenté en 2019 quelque 28% des dépenses de retraite contre 21,5% en 2010".

Bref, alors qu'ils représentent près de 45% des actifs au Luxembourg, les frontaliers sont actuellement bien moins nombreux à bénéficier d'une pension.

Mais évidemment, "avec le temps, la proportion de pensions exportées devrait continuer de croître (pour se rapprocher à terme des 45%) puisque les futurs pensionnés non-résidents auront connu, pour un nombre croissant d’entre eux, des carrières de cotisation quasi-complètes sur le marché du travail du Grand-Duché."  Car comme dit le dicton, tout travail mérite salaire... et pension!