À partir du 1er juin, deux services d'urgence seront disponibles en semaine dans la capitale: au CHL et au Kirchberg. Un projet qui fait débat.

Une mesure servant initialement à réduire le temps d'attente aux urgences mais qui ne plaît pas forcément aux services concernés.

Les responsables des deux hôpitaux s'attendent paradoxalement à plus d'affluence, puisque des résidents d'autres parties du pays pourront également profiter de cette nouvelle offre, selon le Dr Emile Bock, président de la Société Luxembourgeoise de Médecine d'Urgence (SLMU) à nos confrères du Wort.

Pour l'instant, environ 15% des patients des urgences de l'hôpital du Kirchberg sont originaires du sud du pays. Malgré des embauches régulières depuis deux ans, les différentes structures hospitalières seraient souvent en situation de sous-effectif.

Les neuf psychiatres-urgentistes des hôpitaux Robert Schuman ne sont pas du tout d'accord avec la perspective d'une augmentation du trafic. Ils auraient déjà envoyé une lettre aux ministres de la Santé et de la Sécurité sociale dans laquelle ils expliquent qu'ils ne sont pas prêts à partager la réforme dans les conditions actuelles. Leurs collègues du CHL se sont d'ailleurs montrés solidaires dans ce combat.