Le nouveau mode de calcul de la taxe automobile aurait dû entrer en vigueur au 1er mars, mais elle doit encore être adaptée à la norme internationale WLTP.

Les commissions des finances et de la mobilité étaient réunies à la Chambre ce jeudi, une séance pendant laquelle le ministre de la Mobilité François Bausch a souligné qu'il "ne s’agit pas d’une augmentation de la taxe sur les véhicules autoroutiers, mais d’une nouvelle manière de calculer les émissions de CO2",

Il a aussi précisé que la directive européenne de 2017 a pour but de mieux informer et de sensibiliser le consommateur aux émissions de CO2.

La méthode WLTP (Worldwide Harmonised Vehicle Test Procedure), acceptée dans le monde entier, permet de calculer les émissions de CO2, la consommation de carburant et l’autonomie électrique des véhicules légers.

Des éléments doivent encore être précisés dans le texte du projet de loi, notamment le calcul à appliquer pour que les véhicules d'occasion ne soient pas concernés. Alors qu'aucune séance plénière de la Chambre des députés n'est prévue jusqu'en mars, le vote ne pourra pas avoir lieu d'ici là.

Pour le CSV et l'ADR, ce sont les conducteurs qui sont une nouvelle fois les victimes d'une politique verte, Gast Gibéryen (ADR) parle même d'une chasse verte et d'une guerre contre la voiture. Selon les deux partis d'opposition, les formules de calcul auraient dû être modifiées pour éviter que l'immatriculation de véhicules neufs soit plus onéreuse à l'avenir.

Les députés demandent plus de précisions et des exemples concrets pour que les automobiliste sachent à quoi s'attendre. Le le projet de loi mentionne 1,5 million d'euros de recettes supplémentaires en 2020, soit une augmentation d'environ 20%.

La tension était palpable après la séance, un débat très agité a été rapporté entre le ministre de la Mobilité François Bausch et le député Gilles Roth (CSV).