L'association des médecins et médecins-dentistes critique la politique de santé. Le ministère de la Santé semble avoir identifié les problèmes, mais aucune conséquence n'a encore été tirée jusqu'à présent.

Le système de santé luxembourgeois est en crise et, si le ministère semble avoir identifié les problèmes, il n'en a pas encore tiré de conséquences. C'est le bilan que fait l'Association des médecins et des médecins-dentistes, l'AMMD, de la politique de santé menée en 2019.

L'Association considère que c'est surtout du côté du ministère de la Sécurité sociale que les choses stagnent. Avant l'été, la tenue d'une table ronde de la santé avait été promise, mais rien ne s'est passé depuis. L’AMMD se réjouit que la prochaine ministre de la Santé, Paulette Lenert, sera aussi ministre déléguée au ministère de la Sécurité sociale. "Cela n'aurait pas de sens d'appliquer une politique de santé qui ne serait pas bien perçue par la Sécurité sociale", selon le président de l'AMMD, Alain Schmit.

L'association propose un modèle pour créer des structures ambulatoires, qui ne dépendraient pas directement des hôpitaux, mais qui collaboreraient étroitement avec eux. Ces structures seraient financées par activité, contrairement auxs hôpitaux qui sont financés par budgets. Des représentants des hôpitaux seraient présents dans les conseils d'administration des structures ambulatoires.

Par ailleurs, il faut renforcer la médecine préventive. Dans ce cadre, on pourrait aussi imaginer, comme pour les dentistes, que ceux qui vont une fois par an chez le médecin de famille, obtiennent des avantages au niveau des remboursements.