Aucun cas de la maladie n'a encore été détecté au Luxembourg, mais cela n'empêche pas les résidents de se montrer prudents.

Selon le dernier bilan des autorités sanitaires chinoises, le coronavirus a fait 132 victimes et 5.974 cas de contamination ont été confirmés. Si la Chine est l'épicentre de l'épidémie, une quinzaine de pays sont également touchés, dont la France et l'Allemagne.

Depuis la semaine dernière, les pharmacies sont confrontées à une demande massive de masques de protection, qui sont pratiquement en rupture de stock. Au début, la demande émanait surtout de touristes, plus précisément de touristes asiatiques, comme le précise Alain de Bourcy, le président du Syndicat des pharmaciens. A ce titre, il est en contact avec ses collègues dans tout le pays et le constat est clair: les masques de protection sont quasiment introuvables.

"C'est partout pareil. Il n'y a quasiment plus de masques. Je viens moi-même de regarder pour recevoir une certaine quantité de ces masques. On vient de me dire que j'en recevrai éventuellement une à trois boîtes vendredi. Je n'irai pas très loin avec ça."

Cela représente une cinquantaine de masques en tout, explique Alain de Bourcy, qui ajoute ne pas trop se fier aux déclarations des fournisseurs avant d'avoir vraiment reçu les masques. Ce nouvel arrivage devrait d'ailleurs être rapidement épuisé, car la demande n'émane plus uniquement des touristes.

"Depuis que l'on sait qu'il y a des cas en France et en Allemagne, ils sont aussi demandés par des gens ici. Nous étions de garde dimanche et le matin, à huit heures précises, il y avait un client qui a demandé des masques."

Quand on parle de masque de protection, il faut préciser qu'il y a différentes normes de protection et qu'il s'agit de ne pas utiliser n'importe quel masque.

"Cette norme est la norme FFP2, qui doit apparemment être le minimum, et ces masques sont plus chers. Une boîte de 20 pièces coûte une cinquantaine d'euros et ces masques ne sont normalement pas demandés. La plupart du temps, ils ne sont pas en stock non plus dans les pharmacies. Ce ne sont pas des masques de protection tels que nous les connaissons, ceux que porte le dentiste ou ceux que vous achetez quand vous souffrez d'un refroidissement et que vous avez une personne âgée ou un enfant en bas âge à la maison, que vous ne voulez pas contaminer. Ce ne sont donc pas ces masques courants (...)."

Les masques qui correspondent à la norme, filtrent davantage l'air et laissent donc passer moins de particules, voire aucune. Ce sont eux qui sont très difficiles à trouver pour l'instant. La situation est identique en France et en Allemagne.