Un mineur de 17 ans, résident du Luxembourg, a été incarcéré au centre pénitentiaire de Luxembourg ce vendredi 24 janvier. Une mesure "exceptionnelle" justifiée par de nombreux actes graves.

Il s'agit d'une "mesure exceptionnelle" mais devenue "inéluctable suite au comportement de l'adolescent en question". La justice luxembourgeoise a annoncé ce vendredi 24 janvier qu'un mineur de 17 ans, résident du Luxembourg, avait été incarcéré au centre pénitentiaire de Schrassig.

"Dès son plus jeune âge, il s’est fait remarquer par un comportement très agressif" détaille le communiqué de l'administration judiciaire. Le jeune homme s'est notamment rendu coupable de délits et crimes graves, dont "des faits de viol, de vols à l’aide de violences et de menaces, de coups et blessures volontaires ayant causé une incapacité de travail".

Les services de l'État avaient auparavant tenté de lui offrir une prise en charge socio-pédagogique et pédopsychiatrique intensive à l’Unité de Sécurité du Centre Socio-Educatif du Luxembourg (Unisec), sans succès. Il a également été placé dans différentes institutions à l'étranger. Des mesures qui n'ont pas eu l'effet escompté: les professionnels de l'Unisec "ont dû constater une nette régression dans son comportement, de même qu’un accroissement du recours à la violence". Plusieurs plaintes ont d'ailleurs été déposées contre le jeune homme. L'Unité s'est retrouvée incapable de maîtriser une situation devenue "intenable" pour l'adolescent et ses encadrants.

Face à l'impossibilité de lui trouver une institution adaptée au Luxembourg ou à l'étranger, et après concertation entre les professionnels qualifiés et le juge de la jeunesse en charge de ce cas, les autorités sont arrivées à la conclusion que "le Luxembourg ne dispose pas d'une institution adaptée aux besoins spécifiques" du jeune homme. Le mineur, qui aura 18 ans cette année, a donc été placé au centre pénitentiaire de Luxembourg à Schrassig.

Cette situation, bien qu'exceptionnelle, est prévue par la loi. Le parquet général insiste sur ce qu'il qualifie de "d’une solution transitoire en attendant qu’une institution adaptée, qui se situera forcément à l’étranger, soit prête à le prendre en charge".

L'entrée du centre pénitentiaire de Schrassig, photographiée vendredi 24 janvier. / © Domingos Oliveira / RTL