Le ministère de la Santé se prépare à une éventuelle découverte d'un cas de coronavirus au Luxembourg, bien que le risque soit limité.

Alors que 18 décès ont été imputés au nouveau coronavirus qui sévit actuellement en Asie (Chine, Taïwan, Thaïlande...), le ministère de la Santé luxembourgeois a estimé que le risque était "faible" de voir un cas être déclaré au Luxembourg.

"Il n’existe actuellement pas de liaisons directes entre le Luxembourg et la ville chinoise de Wuhan", la ville où le virus a été découvert, explique le ministère. La métropole de onze millions d'habitants est d'ailleurs en quarantaine depuis. "Les contrôles de température corporelle se sont généralisés dans plusieurs aéroports d'Asie, du pourtour du Pacifique ainsi qu'au Royaume-Uni, au Nigeria et en Italie. Ces aéroports ont des liaisons aériennes directes avec la région de Wuhan."

Photo prise à partir d'une vidéo et transmise le 23 janvier 2020 par l'aéroport de Fiumicino à Rome montrant des passagers scannés à leur arrivée en provenance de Wuhan, en Chine. / © AFP

Face à cette situation, le Luxembourg recommande toujours de renoncer à tout voyage non nécessaire dans la région, en particulier en cas d'affection respiratoire. Une fois sur place, il est déconseillé d'entrer en contact avec des personnes présentant de la fièvre ou de la toux.

Dans le cas où un voyageur reviendrait au Luxembourg et développerait des symptômes proches (fièvre, toux, difficultés respiratoires...), il serait fortement encouragé à éviter tout contact avec d'autres personnes, à porter un masque et surtout à s'isoler chez lui.

Le cas serait alors traité non pas par le médecin ou les urgences mais l’Inspection Sanitaire (+352 247- 85650) et la Direction de la Santé. Le Service national des maladies infectieuses du CHL est d'ailleurs équipé de chambres permettant d'isoler des malades. "Le Laboratoire National de Santé (LNS) développe actuellement sa capacité à réaliser les tests permettant d’identifier le 2019-nCoV. Parallèlement, il dispose d’un accord avec l’Hôpital universitaire de la Charité à Berlin qui peut tester des échantillons du LNS" précise le ministère.

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