La production d'énergies renouvelables du Grand-Duché, une des plus faibles d'Europe, devrait tout de même lui permettre d'atteindre l'objectif qu'il s'était fixé.

C'est un petit paradoxe que le Grand-Duché vit: bien qu'il fasse partie des pays européens dont la part d'énergies renouvelables est la plus faible, il est "en bonne voie" pour atteindre ses objectifs environnementaux.

D'après des données publiées cette semaine par Eurostat et par le ministère de l'Énergie luxembourgeois, le pays est tout proche de son objectif 2020 de 11% d'énergies renouvelables dans sa consommation finale d'énergie. Le pays a déjà réalisé son objectif biannuel pour 2017-2018: 7,67%. Et atteint aujourd'hui environ 9,1%. Les deux points de pourcentage restants devraient suivre grâce à des "transferts statistiques" avec la Lituanie et l'Estonie.

Malgré cette manoeuvre technique qui permettra au Luxembourg de remplir ses objectifs, le ministre de l'Énergie Claude Turmes se veut positif sur la production de courant: dans une réponse à une question parlementaire de Semiray Ahmedova (déi Gréng), il indique que le nombre de centrales photovoltaïques a augmenté de 60% entre 2013 et 2018. La production éolienne a elle augmenté de 200% grâce à des installations plus hautes et plus performantes.

Les signaux ne sont toutefois pas encore au verts pour le Grand-Duché, dont la progression passera ensuite pas des objectifs élevés et d'importants moyens pour les atteindre. Il devra notamment s'extirper des plus mauvais élèves européens (seuls Malte et les Pays-Bas font pire en matière d'énergies renouvelables) et contrebalancer les importantes ventes de produits pétroliers qui plombent son bilan énergétique. Le gouvernement souhaite que l'électricité verte représente entre 23 et 25% de sa consommation finale d'ici 2030.