La Fedil, la Fédération des industriels luxembourgeois, organisait mercredi soir sa réception de Nouvel An. Ce fut un des derniers discours politique d'Étienne Schneider.

À Luxexpo, les professionnels du secteur industriel ont salué par une standing ovation le ministre de l'Économie, Étienne Schneider, qui quittera la politique le 4 février.

Comment l'industrie peut-elle encore recruter de jeunes talents à une époque marquée par le mouvement "Fridays for future"? Cette question était au centre de la réception de Nouvel An de la Fedil mercredi soir. Elle a notamment été abordée par la présidente de la Fédération, Michèle Detaille, et par le Vice-Premier ministre et ministre de l'Economie, Étienne Schneider.

"Ne mettons pas la charrue avant les bœufs": voilà l'appel lancé par la présidente de la Fedil, Michèle Detaille, aux personnalités politiques en matière de protection du climat. L'industrie a déjà fait beaucoup d'efforts et est fidèle aux engagements climatiques nationaux et européens, mais il faut aller calmement vers la transition. Il reste aujourd'hui beaucoup de questions ouvertes qui préoccupent les entreprises.

Extrait Michèle Detaille

Les politiques devraient en tout cas faire en sorte que de nouveaux emplois continuent à être créés dans l'industrie en Europe. Faire occuper ces postes par du personnel compétent est l'autre grand défi. Il faudrait expliquer aux jeunes que l'on peut davantage changer le monde depuis les entreprises, en tant qu'ingénieur, technicien ou informaticien, que depuis la rue, selon Michèle Detaille. Les produits qui permettent une vie durable, sont fabriqués dans les entreprises: depuis les voitures propres jusqu'aux éoliennes en passant par les logements à faible consommation d'énergie.

Michèle Detaille considère d'un œil critique que le Luxembourg aboutisse à la majeure partie de ses émissions par les délocalisations de CO2.

La Fedil souhaite intervenir proactivement face à la pénurie de main-d'oeuvre. La campagne de promotion "hellofuture" lancée dans les établissements scolaires sera prolongée de trois ans.

Dans son discours devant une salle bien remplie, Michèle Detaille a aussi revendiqué le dialogue social. Avec une restriction. La Fédération ne veut plus négocier avec des partenaires qui ne considèrent que leurs propres intérêts et n'exigent du temps que de la part de l'autre partie. C'est au gouvernement d'élaborer des propositions dans un monde du travail qui évolue rapidement.