L'accusé, ex-employé d'une fiduciaire, croyait que cet argent lui était dû.

Au tribunal de Luxembourg, un homme de 54 ans, ex-employé d'une fiduciaire, était poursuivi mardi pour vol et accès non-autorisé à un système de données. Il lui est reproché, alors qu'il était le comptable d'une société, d'avoir pénétré, entre octobre 2017 et janvier 2018, dans son système de données pour transférer un peu plus de 10.500 euros sur son propre compte.

L'accusé a déclaré qu'il avait compris qu'il avait droit à cet argent. Un argument que le président de la Cour n'a pas avalé.

Ce serait mieux pour vous de dire la vérité! Vous vous virez de l'argent avec des références: quand vous faites de tels virements, vous avez l'intention que personne ne voie rien!“, a répondu le juge. Ce qui allait dans le sens du témoignage de la responsable de la société, qui a déclaré avoir découvert les infractions par hasard. Quand un client a signalé qu'il n'avait reçu que la moitié d'une remise, on avait remarqué que l'argent était allé sur le compte privé de l'accusé. L'homme, en qui elle avait toute confiance, et qui, de par sa fonction, avait un accès total aux comptes, n'avait pas droit à ces sommes. Maître Foetz, l'avocat de la société, a précisé que l'accusé avait remboursé une partie de l'argent, mais qu'il restait environ 9.400 euros en suspens. Par ailleurs, il réclame 11.000 euros de dommages et intérêts pour la perte d'un client et l'atteinte à la réputation de l'entreprise.

L'accusé a affirmé qu'il voulait une augmentation de salaire et qu'il avait compris qu'il avait droit à cet argent. Réplique du président de la Cour: „Vous vouliez comprendre quelque-chose qui n'a jamais été dit!

Le représentant du Parquet a aussi souligné que c'était par pur hasard qu'on avait remarqué qu'avaient été comptabilisés des mouvements de fonds qui n'étaient pas dus. Une plainte avait alors été déposée. L'accusé démasqué avait argumenté qu'il avait droit à cet argent en raison d'une augmentation. Il fallait retenir les charges de vol et d'accès non-autorisé à un système de données. Le Parquet a donc requis une peine de 12 mois d'emprisonnement avec sursis probatoire, une amende de 10.000 euros et l'obligation de rembourser le préjudice.

Le verdict est attendu le 13 février.