Le syndicat OGBL veut être impliqué dans l'élaboration de la réforme fiscale.

Les mots d'ordre du premier syndicat du secteur privé restent „lutte contre les inégalités" et „justice sociale", a affirmé Nora Back, la nouvelle présidente, jeudi lors du premier Comité national après le changement de direction.

Le syndicat réclame toujours l'adaptation du barème fiscal à l'inflation, afin de soulager les classes moyennes. Par ailleurs, le salaire minimum ne devrait plus être imposé du tout, selon l'OGBL, il devrait au contraire être augmenté de 10%.

En ce qui concerne l'impôt foncier, le syndicat plaide pour la progressivité. En matière de taxation du capital, l'OGBL revendique l'imposition des stocks options et des warrants - les bons d'option.

Par rapport à l'idée d'un impôt progressif sur les successions en droite ligne, Nora Back a déclaré que l'OGBL y était toujours favorable, parce que les inégalités pouvaient aussi se transmettre. Une position ne pourra toutefois être décidée que quand on saura où la limite est fixée.

L'une des principales revendications de l'OGBL est de ne pas attendre la fin de la législature pour indexer à nouveau les allocations familiales. Le syndicat souhaiterait aussi discuter avec la ministre de la Famille DP, Corinne Cahen, de la perte de valeur des prestations familiales ces dernières années.

Le syndicat a déjà présenté à plusieurs reprises ses revendications sur les deux gros dossiers "logement" et "plan climat". Il voudrait obtenir des réponses du gouvernement et savoir comment ce dernier va parer au manque de logements et comment il veut atteindre concrètement les objectifs climatiques.

© François Aulner