La future réforme de l'impôt foncier devrait permettre aux communes de mieux lutter contres les logements inoccupés ou les terrains non-bâtis.

Face à la pénurie de logements, certaines villes des pays voisins ont fait de la lutte contre les logements inoccupés une priorité. Bruxelles, par exemple, a créé un service qui a pour mission le dépistage des logements vides selon des critères précis. Cet inventaire est essentiel pour inciter les propriétaires à mettre sur le marché les logements qui ne leur servent pas.

Pourtant, à ce jour, l'Observatoire de l'Habitat ne dispose pas de données sur le nombre et l'étendue des logements vide. Cependant, le ministère du Logement est en train de déterminer les voies les plus efficaces et légalement opérables pour Identifier l'état d'inoccupation d'un logement. 
C'est ce que détaille Henri Kox, le ministre du Logement dans sa réponse à a question parlementaire de Mars Di Bartolomeo (LSAP). Il explique en outre qu'il est prévu que le système actuel de la taxe communale spécifique d'inoccupation de certains immeubles soit remplacé et simplifié dans le cadre de la réforme de l'impôt foncier.

En effet, seules huit communes (sur les 102 que compte le pays) ont instauré cette taxe et toutes n'ont pas mis en œuvre de système de recensement des logements libres ou non utilisés. Le mode de calcul et les montants des taxes sont aussi laissés libres à l'appréciation des communes qui mettent en œuvre des systèmes variables.

Cette taxe communale n'est pas le seul outil, rappelle le ministre. La gestion locative sociale, à travers laquelle des organismes conventionnés par le Ministère du Logement peuvent mobiliser sur le marché locatif privé des logements inoccupés afin de les mettre à disposition, au prix d'un loyer abordable. "Actuellement, plus de 800 logements ont pu être mobilisés de cette manière au cours des 10 dernières années", détaille Henri Kox.