Le Groupement Pétrolier demande au gouvernement de reporter la hausse des accises prévue.

Depuis mardi, le prix au litre de diesel a bondi de 6,8 centimes et celui du SP 98 de 5,3 centimes et dès mercredi, le SP95 suit avec 3,3 centimes d'augmentation.

Cette hausse de prix record n'a cependant pas pour origine les décisions du gouvernement luxembourgeois de plus taxer les produits pétroliers, mais bien les tensions au Proche-Orient et des directives européennes, a expliqué le président du Groupement Pétrolier, Romain Hoffmann, dans une interview à RTL.

"À cause de la situation internationale tendue avec l'Iran, le prix du baril s'est envolé. Le deuxième effet est la transposition de deux directives européennes où il est prévu que plus de biocarburant, qui est plus cher, soit intégré".

La hausse des accises reste à venir...

La forte augmentation du prix du diesel et de l'essence n'a donc rien à voir avec l'annonce du gouvernement de revoir les accises sur les carburants à la hausse. Cette augmentation-là reste à venir.

Il est difficile de dire comment va évoluer la situation, d'après Romain Hoffmann, qui considère que le prix du baril va continuer à augmenter. Ce ne serait pas, dès lors, le bon moment pour en plus augmenter les accises, selon le représentant du secteur pétrolier.

Le Groupement pétrolier demande en tout cas au gouvernement de repousser un peu l'entrée en application de cette mesure. "Nous allons proposer au gouvernement d'attendre encore un peu pour cette hausse, car la dernière hausse du 1er mai a déjà eu un gros impact sur les chiffres de vente au Luxembourg".

 ... avant la taxe CO2 l'an prochain

Le secteur a besoin de plus de temps pour s'adapter à la nouvelle situation. Il faut aussi penser qu'une taxe sur le CO2 va encore venir s'ajouter l'an prochain, explique Romain Hoffmann, une taxe qui représentera cinq centimes supplémentaires au litre.

Le CSV a posé une question parlementaire urgente sur ce sujet aux ministres des Finances et de l'Énergie. Le parti d'opposition demande notamment comment sera répartie la hausse des accises, si l'augmentation prévue en février et en avril est maintenue et si des mesures sociales compensatoires seront mises en place.