Mercredi, un homme était cité à comparaître devant le Tribunal de Luxembourg pour avoir perturbé le fonctionnement d'un radar. Il ne s'est pas présenté à son procès.

Il est reproché à cet homme d'avoir, en avril dernier à Remich, stationné une quarantaine de minutes avec sa voiture devant un radar mobile afin d'empêcher l'appareil de flasher tout autre automobiliste. L'accusé s'était lui-même fait flasher par ce radar auparavant.

Mercredi, la représentante du Parquet n'a pas trouvé ce comportement amusant, au contraire de l'accusé à l'époque sur les lieux de l'infraction. Il avait toutefois admis avoir été en colère.

Le prévenu, qui était donc absent à son procès, a assuré ne pas avoir eu conscience du sérieux de l'affaire. Pour cette infraction, il risque une amende, une interdiction de conduire de six mois et la confiscation de son véhicule.

QUE S'EST-IL PASSÉ?

Durant le procès, un policier a raconté le déroulé de cette journée: une voiture de police banalisée équipée d'un radar mobile avait été placée près de la Nationale 2 pour un contrôle de vitesse. Lorsque le radar, qui pouvait mesurer la vitesse dans les deux sens, avait été mis en service et avait flashé une première fois, les agents s'étaient rendus sur un autre contrôle, laissant l'appareil seul.

C'est sur leur deuxième point de contrôle qu'un automobiliste s'était arrêté pour demander s'il y avait bien un radar mobile à quelques kilomètres de là. Le policier avait répondu par l'affirmative. L'automobiliste avait alors expliqué que le radar était masqué par un autre véhicule. En retournant sur les lieux, les policiers avaient pu constater qu'un véhicule gênait la prise de vues du radar.

L'accusé, qui était assis sur le siège passager, avait expliqué qu'il s'était senti fatigué et qu'il avait voulu faire une pause. Quand le policier lui avait demandé s'il savait qu'il était garé derrière une voiture de police banalisée, le prévenu avait "joué" l'ignorance, assurant ne pas avoir vu de véhicule de police Après avoir reçu un procès-verbal, il avait finalement admis avoir lui-même été flashé un peu plus tôt. L'agent de police avait donc conclu qu'il s'était stationné devant le radar en connaissance de cause. Son geste a permis de neutraliser le radar pendant quarante minutes environ. Quatre conducteurs ont été flashés dans les minutes qui ont suivi le retrait de son véhicule.

Depuis, le prévenu ne s'était plus manifesté d'aucune façon, ni au bureau de police, ni mercredi au Tribunal. Le verdict est attendu le 16 janvier.