Il s'agit d'une histoire qui remonte à la veille de Noël l'année dernière et qui avait fait couler beaucoup d'encre.

252 reptiles, dont 123 vénéneux, avaient été saisis le 24 décembre 2018 à Esch-sur-Alzette. Des serpents et scorpions avaient notamment été retrouvés dans l'appartement d'un homme. Certains animaux avaient été envoyés dans un centre spécialisé à Munich en Allemagne, les autres avaient trouvé refuge au centre de soins pour la faune sauvage de Dudelange.

L'homme et commerçant de 35 ans a été jugé pour maltraitance animale vendredi après-midi devant le tribunal de Luxembourg-Ville.

Le représentant du parquet, qui a rappelé avoir été attaqué par un cobra lors de la perquisition, est d'avis qu'une amende salée devrait faire l'affaire. De plus, l'inculpé ne serait plus autorisé à garder des animaux pendant 15 ans. Il n'était pas en possession des autorisations nécessaires et les reptiles dangereux se trouvaient en plein cœur d'une cité, du jamais vu.

D'après l'enquête de la police, l'homme vouait une passion pour les reptiles depuis ses 12 ans. Il a déjà été mordu à trois reprises par un cobra, un mamba ou encore un Fer-de-lance centro-américain. Les morsures se sont produites alors que l'individu se trouvait sous l'influence de cocaïne ou d'alcool. Il a déjà effectué deux séjours à l'hôpital et a même dû être mis sous respiration artificielle, toujours selon le policier chargé de l'enquête.

Selon le parquet, les animaux ne vivaient pas dans des conditions optimales, de la moisissure a été retrouvé dans les terrariums, et une centaine d'animaux morts ont été retrouvés dans son habitation. L'appartement qui hébergeait également un cobra de plus de deux mètres. La venue d'un soigneur du Parc de Bettembourg a d'ailleurs été nécessaire afin de s'occuper correctement de l'impressionnant reptile. La valeur des animaux trouvés chez l'individu atteignait la somme de 2.500€.
Il a expliqué avoir commencé cette "collection" de manière privée et pour son propre plaisir avant d'en faire un véritable business qui lui permettait d'en vendre dans toute l'Europe. Son avocat, Me Jean-Jacques Schonckert, a réfuté la maltraitance animale et a plaidé son acquittement.

Le jugement est attendu pour le 15 janvier.