Les ministres de l'Environnement Carole Dieschbourg et de l’Énergie Claude Turmes ont présenté les détails du plan national ce vendredi après-midi.

Les États membres de l'UE ont jusqu'à fin 2019 pour mettre en place un plan national climat et énergie. Le gouvernement luxembourgeois s'était fixé comme but de dépasser les recommandations de Bruxelles. C'est pour cette raison que le secteur financier luxembourgeois a également été impliqué dans l'élaboration du plan.

La plan national intégré en matière d’énergie et de climat (PNEC) se veut "ambitieux" en mettant en oeuvre des "mesures efficaces" qui sont guidées par des "programmes de soutien renforcés" garantissant l'équité sociale en focalisant les efforts sur le pollueur-payeur.

Ainsi, le Luxembourg introduira une tarification du CO2 dans la valeur moyenne de la tarification du CO2 dans nos pays voisins. Pour l'année 2021, cela représente environ 20 euros par tonne de CO2. Pour les années 2022 et 2023, une augmentation de 5 euros par tonne de CO2 est prévue.

La moitié des rentrées financières récoltées grâce à ce nouvel impôt sera utilisée comme mesures de compensation sociale. Le montant estimé s'élève à 150 millions d'euros.

Un crédit d'impôt devrait alléger les personnes les plus lésées par le nouvel impôt CO2. L'autre moitié des revenus sera utilisée dans le cadre de la protection de l'environnement.

Selon Claude Turmes, seules des maisons zéro-émission devraient être construites et les achats automobiles devraient plutôt se diriger vers les voitures électriques, afin d'éviter l'usage des énergies fossiles. Des mesures devraient voir le jour afin de soutenir financièrement cette transition.

Le Gouvernement a validé le plan climat vendredi matin. Après la Cop25 de Madrid, un débat sera organisé à la Chambre des députés et une consultation publique est prévue pour le mois de janvier.