La Confédération Générale de la Fonction Publique se montre très critique à l'égard du gouvernement, qui n'aurait pas agi selon la convention dans le cas "Christian Schleck".

Ne touchez pas aux libertés syndicales! Telle est la revendication de la CGFP, qui a tenu à exposer lundi au moyen d'un exemple concret que le gouvernement luxembourgeois porterait atteinte à une convention du Bureau international du travail.

Muté en raison de ses activités syndicales

Le cas "Christian Schleck" a été un sujet d'actualité au Grand-Duché dès le mois de mai. Selon la CGFP, le président du syndicat de l'armée, allait être muté en raison de ses activités syndicales. La procédure a maintenant débuté et le concerné ne pourrait plus remplir son travail syndical, affirme le président de la CGFP, Romain Wolff.

"Nous disons clairement ici: la liberté syndicale est remise en question. Mais je dis très clairement aussi: ça suffit maintenant, définitivement! Mais définitivement! On ne fait pas ça avec des engagés."


La convention ratifiée par le Luxembourg en 2001, doit être respectée dans son intégralité par le gouvernement, dit la CGFP, qui adresse aussi une revendication précise au ministre de la Défense, François Bausch.

"Nous aimerions avoir un engagement clair en faveur des libertés syndicales et plus spécifiquement, nous souhaiterions évidemment que la convention soit respectée et que Monsieur Schleck récupère le poste où il était ... et qu'il ne soit pas placé à un poste, où il ne pourra plus poursuivre ses activités syndicales."

Une manifestation pour la garantie des libertés syndicales?

Si le gouvernement ne prend pas en considération les revendications de la CGFP, cette dernière a déjà un plan:

"Si rien n'est fait, nous organiserons au début de l'année prochaine une belle manifestation impressionnante en faveur de la garantie des libertés syndicales."

La CGFP envisage par ailleurs de porter cette affaire devant le Bureau international du Travail à Genève.