Comme tous les trois ans, une nouvelle étude Pisa vient de sortir. Ses résultats ont été présentés et commentés mardi matin au ministère de l'Éducation.

L'étude Pisa est une comparaison internationale réalisée par l'ODCE (Organisation de coopération et de développement économiques) auprès de 600.000 élèves, âgés de 15 à 16 ans et issus de 79 pays. Ils sont évalués sur la compréhension de l'écrit, les mathématiques et les sciences.

Luxembourg a participé à l'étude pour la septième fois. Les élèves luxembourgeois ont été testés en avril et mai 2018. Environ 5.500 élèves nés en 2002 et issus de 44 lycées, ont participé aux épreuves.

Encore moins bons

Les résultats qui concernent le Grand-Duché ont été présentés mardi matin au ministère de l'Education. Le Luxembourg s'en sort encore moins bien que lors de l'édition précédente et se situe toujours sous la moyenne des pays de l'OCDE, plus bas que ses trois voisins.

L'étude PISA 2018 mettait l'accent sur la compréhension de l'écrit et dans ce domaine, le Grand-Duché a enregistré une perte de onze points par rapport à l'étude précédente.

La perte est seulement de trois points en mathématiques.

En sciences, les élèves luxembourgeois ont perdu sept points par rapport à la dernière étude et se situent douze points sous la moyenne de l'OCDE.

Les tests ont été passés entièrement sur ordinateur.

Un test inadapté à la situation luxembourgeoise

Afin d'obtenir de meilleurs résultats à l'avenir, les responsables du ministère espèrent que des modifications seront apportées au niveau de la langue du test afin de mieux correspondre à la situation luxembourgeoise.

Le ministre a ainsi noté que, au Luxembourg, le taux d'élèves issus de l'immigration est de près de 55%, alors que la moyenne de l'OCDE est de 13%.

Par le passé, le Grand-Duché ne s'est jamais vraiment distingué dans les tests PISA. Le ministre de l'Éducation, Claude Meisch, a annoncé ne plus vouloir participer à l'étude tous les trois ans, mais tous les six ans seulement.

La situation au Luxembourg serait difficilement comparable avec les autres pays car au Grand-Duché, les enfants ne sont pas évalués dans leur langue maternelle et plus de la moitié d'entre eux sont issus de migrations.