Dans le classement des pays en fonction des interdits sur l'alimentation, l'alcool et le tabac au sens large, le Grand-Duché se classe en 24e position sur les 28 de l'UE.

L’Institut économique Molinari (IEM) est un organisme de recherche et d’éducation français qui propose notamment cet indicateur annuel des états moralisateurs. Cet indicateur permet de prendre le pouls de l'inflation réglementaire qui nous "veut du bien".

Selon les auteurs, les pays dont le score est élevé sont les pays les moins tolérants. À l’inverse, des scores faibles caractérisent les pays plus cléments à l’égard de leurs concitoyens. Cet indicateur inclut toutes les politiques qui visent à dissuader la consommation de produits légaux et imposent des coûts aux consommateurs.

L'étude comprend plus de 30 notations pour les 28 pays de l’Union européenne, soit 1.000 points de comparaison.

Dans ce classement, Luxembourg apparaît à la 24e place des 28 pays européens, avec une note de 17,6 sur 100. Le Grand-Duché est suivi par l'Autriche, la Slovaquie, la République Tchèque et l'Allemagne qui apparaît comme le moins moralisateur (ou le plus tolérant) des pays européens avec seulement 11,7%

En haut de la liste, figurent la Finlande (49,5%), la Lituanie (38,7%) et l'Estonie (37,3%). La France, se situe en 10e position avec 30,1% et la Belgique en 16e place avec 21,4%.

Pour le Luxembourg, l'étude explique le score par le fait que les taxes sur le tabac sont dans la moyenne en termes de montant, mais faibles comparé au revenu moyen du pays. Il n’y a pas de taxes sur les liquides des cigarettes électroniques. En revanche, la publicité pour les cigarettes électroniques est interdite.

Enfin, il n’y a pas de taxes sur le vin et la publicité sur l’alcool est relativement libre. On ne recense aucune mesure particulière dans le domaine de l’alimentation et des boissons non alcoolisées.

"Globalement, on assiste à une surenchère de réglementations visant les comportements jugés "à vice"", estime l'étude. L’indicateur des États moralisateurs montre à quel point la situation peut être différente d’un pays à un autre. La liberté des citoyens dans ces domaines dépend donc bel et bien du bon vouloir de leur gouvernement.