L'organisation non-gouvernementale "SOS Faim" a fourni des explications sur sa campagne qui a suscité la polémique la semaine dernière.

Des affiches arborant des photos d'enfants, de femmes et d'hommes africains avec le slogan, en français ou en luxembourgeois - "Qu'ils se débrouillent!", ou "Se sollen eens ginn!" avait été placardée à Luxembourg, suscitant un tollé sur les réseaux sociaux.

L'ONG SOS Faim s'est expliqué sur ce choix, tout en se réjouissant que le public ait réagi à cet affichage, "cela montre que les gens ne tolèrent pas les messages racistes ou xénophobes". Le choix de la provocation était tout à fait conscient pour attirer l'attention des résidents sur le fait qu'il y a en Afrique et dans d'autres parties du monde, un grand nombre de personnes pour qui il était impossible de se débrouiller parce qu'ils n'en avaient pas les moyens.

Avec ce slogan, l'organisation SOS Faim voulait en finir avec l'idée d'une Afrique dépendante de l'Europe. Ils espèrent que, demain, les paysans africains puissent se nourrir et nourrir l'Afrique. Pour cela, il est impératif que leurs droits soient reconnus : droit à la terre, à l'eau, aux semences, au financement…

Les affiches de la semaine dernière, vont à présent être remplacées par d'autres qui expliqueront le message et le concept de SOS Faim en complétant le slogan: "Qu’ils se débrouillent (et même plus) : C’est notre objectif".

L'ONG a souligné mardi matin lors de la présentation que la campagne avait été élaborée dans l'authenticité. Les personnes qui figurent sur les photos, vivent au Bénin. Elles ont été photographiées avec leur consentement par un photographe local pour être les visages de cette campagne. Cette dernière a été réalisée avec l'agence de communication Comed et a coûté 65.000 euros.