Mercredi a débuté au Tribunal de Luxembourg le procès d'un accident de la route mortel survenu en juin 2017 entre Schouweiler et Limpach. La passagère n'avait pas survécu.

Dix-huit mois de prison avec sursis, une amende et une interdiction de conduire de trente mois avec sursis, ont été requis mercredi au Tribunal de Luxembourg à l'encontre d'un homme de 28 ans poursuivi pour homicide involontaire, après un accident mortel en juin 2017.

Dans un virage, l'accusé avait perdu le contrôle de son véhicule qui était allé percuter frontalement un arbre. La passagère était décédée sur place. Au moment de l'accident, le conducteur avait un taux d'alcoolémie d'environ 1,75 promille et des traces de cannabis dans le sang.

Cannabis et bières

L'homme aurait fumé un joint la veille de l'accident; le jour-même il aurait fait deux grosses erreurs: boire trop d'alcool et prendre malgré tout le volant, a déclaré le représentant du Parquet. „Vous n'aviez le véhicule que depuis une semaine! Vous ne le connaissiez peut-être pas!? Vous aviez 101 au compteur, quand vous avez percuté un muret et 90 quand vous avez foncé dans l'arbre!", a sermonné le Président de la Cour à l'accusé.

L'accusé a expliqué ne plus rien savoir de l'accident, ce à quoi le juge a répliqué: „Mais vous étiez bien au volant!" Il connaît tout le déroulement de la journée jusqu'à l'accident, a répondu le prévenu. Il ne roulait pas trop vite et il avait bu entre quatre et six bières. Il sait à 100% que c'était sa faute, mais il n'était pas un "fou de vitesse"!

Voiture quasiment coupée en deux

Auparavant, un membre de la police judiciaire avait expliqué que les lieux de l'accident n'étaient pas éclairés, qu'il faisait sec et qu'il n'y avait pas de brouillard. La visibilité était bonne. Le conducteur avait d'abord heurté un muret avant d'aller percuter un arbre, emportant au passage un réflecteur. La voiture avait été quasiment coupée en deux. L'accusé était sorti de l'épave par ses propres moyens. La passagère était en revanche restée coincée au niveau des jambes et présentait de graves blessures à la tête.

Maître Nalepa, l'avocate des parties civiles, a regretté que peu après l'accident, l'accusé ait téléphoné deux fois à son domicile mais n'ait appelé ni la police ni le 112. Maître Jean-Paul Noesen, l'avocat du prévenu, a affirmé que son client avait conduit trop vite et alcoolisé, que l'homme, qui n'avait pas de casier judiciaire, ne savait plus rien de l'accident, mais cela n'avait rien à voir avec le fait qu'il aurait quelque-chose à dissimuler.
Le verdict est attendu le 4 décembre.