L'organisateur de la table ronde, à savoir le Musée national de la Résistance, a expliqué être "confronté à des accusations de partialité".

Des accusations que rejette le Musée, qui a toutefois décidé d'annuler la table ronde afin de ne pas "polariser". Le directeur du Musée national de la Résistance, Fränk Schroeder, a déclaré qu'un des participants à cette table ronde avait reproché aux organisateurs de ne pas être neutres.
Fränk Schroeder n'a pas souhaité dire à notre journaliste de qui venaient les accusations, mais selon nos recherches, il s'agirait du Comité pour une paix juste au Proche-Orient.

Dans un courrier adressé au président du Musée, le bourgmestre d'Esch, Georges Mischo, ce Comité se plaint au sujet de l'organisation de la table ronde.

Il critique surtout le fait que le directeur du Musée, qui devait animer la table ronde, soutienne la définition du mot "antisémitisme" qui est celle de l'"International Holocaust Remembrance Alliance". Une définition que rejette le Comité. Par ailleurs, on aurait tenté d'imposer au Comité quel invité envoyer à la table ronde. Ce dernier reproche encore à un autre invité de vouloir discréditer le Comité en toute conscience.

Question au directeur du Musée national de la Résistance, Fränk Schroeder: le Musée n'a-t-il pas fait preuve de naïveté en pensant organiser une table ronde sur un sujet aussi sensible?

Réponse: la problématique aurait été sous-estimée.

Les autres invités à cette table ronde trouvent "dommage" son annulation, assurant qu'ils auraient aimé débattre du sujet “Critique d’Israël versus Antisémitisme”. Un invité a regretté qu'il s'agisse de "beaucoup de bruit pour rien".