Bonne nouvelle, la France et le Luxembourg viennent de signer un avenant modifiant la nouvelle convention fiscale entre les deux pays. Les frontaliers français n'auront pas à payer d'impôt dans l'Hexagone sur leurs revenus luxembourgeois.

Elle aura fait couler beaucoup d'encre, elle est finalement modifiée. La convention fiscale franco-luxembourgeoise, qui doit permettre d'éviter la double-imposition des frontaliers et leur octroyer 29 jours de télétravail par an, vient d'être mise à jour par un avenant.

Ce texte, signé jeudi matin par le ministre des Finances Pierre Gramegna et son homologue français Bruno Le Maire, acte l'abandon de la méthode de l'imputation. C'est cette technique d'imposition qui inquiétait de nombreux frontaliers puisqu'elle aurait permis à la France de réclamer la différence d'impôt à payer entre le Luxembourg et elle.

À sa place, les frontaliers repasseront donc par la méthode de "l'exemption avec réserve de progressivité". En clair, "le salarié frontalier ne sera pas redevable d’impôts en France sur son salaire de source luxembourgeoise" précise le ministère luxembourgeois des Finances. Toutefois les revenus luxembourgeois pourront toujours servir à calculer le taux d'imposition applicable en France (pour les revenus perçus en France). Les changements actés par cet avenant s'appliqueront à partir du 1er janvier 2020.

"Grâce à l’avenant, les frontaliers résidents de la France touchant un revenu d’occupation salariée au Luxembourg restent dans une situation de continuité par rapport à leur situation actuelle" a commenté Pierre Gramegna. Un maintien du système déjà en place qui devrait donc rassurer les 100.000 frontaliers français salariés au Luxembourg.