Un grand déploiement policier est en cours ce vendredi après-midi à Bonnevoie. Il s'agit d'une reconstitution du drame d'avril 2018, quand un conducteur avait été abattu par un policier.

Une voiture noire accidentée et des policiers tout autour: la scène qui se déroule ce vendredi à Bonnevoie a de quoi inquiéter les riverains. Mais cette intervention n'est qu'une mise en scène. La police procédait en effet à une reconstitution du drame qui est survenu dans le quartier il y a plus d'un an.

Le 11 avril 2018, peu après 16h, la police était présente à Bonnevoie pour un contrôle de routine. C'est là, peu après 16h, qu'elle est tombée sur un conducteur à la conduite suspecte. Le conducteur du véhicule a alors tenté de se soustraire au contrôle de police mais a percuté un véhicule garé dans la rue des Ardennes. Au croisement de la rue Sigismond, un agent de la Police Lëtzebuerg, descendu du véhicule, lui a alors intimé l'ordre de s'arrêter.

Selon le Parquet, l'individu a d'abord tenté de faire marche arrière avant de foncer vers l'agent. "Ce dernier a fait usage de son arme de service" et a touché le chauffeur.

RTL

Cette photo est celle du véritable drame, qui est survenu en avril 2018. / © Archives RTL

Blessé, l'homme a perdu le contrôle de son véhicule, a percuté la façade d'une maison avant de finir sa course contre un arbre sur la place Léon XIII, juste devant l'église. Il est finalement décédé de ses blessures.

L'autopsie de la victime, un homme de 51 ans originaire des Pays-Bas et installé en Allemagne, avait permis de confirmer que l'homme était décédé suite à une blessure par balle. L'homme était connu de la justice pour plusieurs infractions au code de la route.

En mars 2019, nous apprenions que l'agent de police à l'origine du tir était poursuivi pour homicide volontaire et coups et blessures volontaires. Il avait été placé sous contrôle judiciaire et présumé innocent jusqu'à la tenue de son procès.

Dans le cadre de ce procès, une reconstitution a donc été réalisé ce vendredi 20 septembre, en utilisant le même véhicule et en reproduisant le même chemin que la victime en avril 2018.