Les policiers se sont vu offrir la possibilité d'acquérir leur ancienne arme de service au prix de 150 euros.

Près de 325.000 euros: c'est la somme qu'a rapportée au Trésor public la vente d'anciennes armes de service de la Police grand-ducale. La vente publique par soumission a eu lieu en juillet. Les revolvers ont été vendus à un armurier professionnel en Allemagne.

"Il s'agit de la première vente publique d'armes prohibées à feu de la Police grand-ducale", précisent les ministres de la Justice et de l'Intérieur dans leur réponse à une question parlementaire du député déi Lénk, Marc Baum.

360 revolvers défectueux détruits

Le stock de revolvers comptait au départ 710 pièces, mais 360 revolvers ont été détruits parce qu'ils présentaient des défectuosités et quelques pièces ont été conservées pour la collection de la Police grand-ducale. Au total, ce sont donc 340 armes qui ont été vendues au prix d'environ 960 euros la pièce.

Les policiers s'étaient vu offrir la possibilité d'acquérir leur ancienne arme de service au prix de 150 euros.

Standardisation inévitable des armes de la Police

Dans leur réponse, les ministres Tanson et Bausch affirment que les responsables étaient conscients des nombreux problèmes rencontrés avec les revolver du producteur américain Smith & Wesson. Les ministres précisent: "la Police grand-ducale a dû acquérir au cours des 30 dernières années pas moins de 20 modèles différents du révolver Smith & Wesson du calibre .357 Mag. Ceci était dû à des changements dans la production de Smith & Wesson. Sachant que les différents types d'armes ne fonctionnent pas avec chaque type de munitions, une standardisation des armes était devenue inévitable..."

Le syndicat de policiers SNPGL avait attiré l'attention depuis des années sur les problèmes avec les revolvers du modèle 686. Ces armes de service de la Police grand-ducale ont aujourd'hui été remplacées par des revolvers allemands Heckler & Koch du modèle SFP 9 (Striker Fired Pistol).