Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé mardi son intention d'annexer un pan de la Cisjordanie à Israël.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé mardi son intention d'annexer à Israël les colonies juives construites dans la vallée du Jourdain. Une annonce qui n'a pas plu au ministre des Affaires étrangères luxembourgeois, Jean Asselborn, qui a réagit via un communiqué officiel.

"Cette annonce est inacceptable. Elle va contre le droit international et les résolutions pertinentes des Nations Unies. Si cette annonce était mise en œuvre, cela signifierait la fin du processus de paix et des efforts visant à régler le conflit israélo-palestinien sur la base de la solution à deux États. Même en campagne électorale, il faut se rendre compte qu’une telle annonce blesse le peuple palestinien et sape la perspective d’une paix durable entre Israéliens et Palestiniens. J’espère qu’après les élections en Israël, il y aura une période de réflexion et que le respect du droit international sera réaffirmé."

M. Asselborn n'est pas le seul à avoir réagi. Un porte-parole de l'UE est également monté au créneau déclarant que cette annonce "compromet les perspectives d'une paix durable". Il en a profité pour prévenir le Premier ministre israélien: "L'UE ne reconnaîtra aucune modification des frontières d'avant 1967, y compris en ce qui concerne Jérusalem, autre que celles convenues par les parties."

Le ministère français des affaires étrangères a appelé "à s'abstenir de toute mesure susceptible de porter atteinte à la solution des deux États, seule à même de satisfaire les aspirations légitimes des Israéliens et des Palestiniens". "La France rappelle son attachement à l'objectif d'un État palestinien, vivant dans la paix et la sécurité aux côtés de l'État d'Israël, au sein de frontières internationalement reconnues, et avec Jérusalem pour capitale des deux États",  a ajouté la porte-parole de la diplomatie française, Agnès von der Mühll.