L'avocat Gaston Vogel a publié les données sur sa personne dont dispose la police sur son site internet.

On y trouve également la réponse de la police concernant la demande d'accès à ses données personnelles.

Il y transparaît que la police a pris plus de six semaines pour collecter toutes les données le concernant et les lui envoyer, comme l'avocat en avait fait la requête. Selon la police, ce délai est dû au fait qu'aucune recherche ne peut être faite à travers le nom. Ils doivent vérifier "manuellement" si le nom apparaît sur des procès verbaux ou des rapports.

En publiant la réponse de la police, Gaston Vogel a également tenu à montrer au grand public ses petits délits.

Son nom apparaît 38 fois sous le fichier "AT" (pour Avertissement Taxés), c'est-à-dire qu'il a eu des contraventions.

Son nom figure également dans la rubrique "journal des affaires". Il avait déposé une plainte pour "calomnie, sinon d'injure".
Il s'y trouve ensuite en tant "qu'auteur présumé dans une affaire d'incitation à la haine". Le Parquet avait fait une analyse en 2015 suite à une lettre ouverte de Gaston Vogel à la commune de Luxembourg-ville au sujet des mendiants.

Il fait "l'objet d'une vingtaine d'inscriptions" dans le "journal des incidents" (qui est remplacé par "ELS", la gestion des interventions de Police depuis février 2019) à cause des fausses alarmes qui se sont déclenchées par sa secrétaire ou lui-même, soit à son cabinet, soit à son domicile.

La police précise également dans sa réponse à la demande de l'avocat que les contraventions ne sont plus inscrites dans le fichier central.