Le Planning familial se réjouit des progrès en matière d'éducation sexuelle et affective et loue le dernier accord de coalition.

De nombreuses revendications du Planning familial sont ou vont devenir réalité. Lors de l'assemblée générale de l'association jeudi soir, il sera aussi question des défis pour l'avenir. Le journaliste de RTL, Pierre Jans, a rencontré la présidente du Planning Familial, Ainhoa Achutegui.

L'accueil et la prise en charge médicale de femmes et d'hommes, jeunes ou plus âgés, est l'activité principale du Planning familial, dont les centres sont situés à Luxembourg-Ville, Esch et Ettelbruck. L'équipe médicale a accumulé près de 24.000 contacts en 2018. Le service psychologique et l'éducation se sont partagé les 11.000 autres contacts.

L'avortement ne représente qu'1% de l'activité médicale

Les équipes et les services de l'association représentent un large éventail, souligne Ainhoa Achutegui. En même temps, elle regrette que pour beaucoup, le terme Planning familial fasse seulement penser à "avortement", alors qu'il ne représente qu'1% de l'activité médicale. ''Si nous sommes uniquement associés à cela, les gens ne passeront peut-être pas parce qu'ils n'ont pas besoin d'IVG. J'ai encore discuté hier avec une amie, qui m'a dit ''non le Planning, ce n'est pas pour moi, je n'ai quand même pas besoin d'une interruption volontaire de grossesse'', mais elle ne savait pas que nous faisions tout.''

La présidente pense ici à l'information sur la sexualité et la procréation, le dépistage des maladies sexuellement transmissibles et évidemment la contraception. Chaque femme est conseillée individuellement, explique Ainhoa Achutegui: ''C'est pourquoi les consultations sont longues. Il s'agit de découvrir très précisément quel est le quotidien de cette personne, et de rechercher avec elle la meilleure forme de contraception.''

Importance de la prévention

Un des sujets de préoccupations de l'association est le papillomavirus, un virus sexuellement transmissible, très contagieux, souvent difficile à reconnaître et très répandu chez les adolescents. ''Malheureusement, nous pouvons constater que cela augmente avec les années et que le virus prolifère. Nous devons le maîtriser d'une manière ou d'une autre. On peut se faire vacciner. Je pense que nous allons dans cette direction, que finalement, toutes les jeunes femmes et tous les jeunes hommes seront vaccinés'', explique Ainhoa Achutegui. Les résultats d'une étude sont encore attendus. La présidente souligne une nouvelle fois que la prévention est souvent le meilleur moyen. C'est pareil pour réduire le nombre d'avortements: il y en a eu près de 700 en 2018.

''L'avortement n'est pas une forme de contraception, tout le monde le sait'', rappelle la présidente du Planning Familial, ''le remboursement de la pilule contraceptive est une très bonne chose. Elle n'est malheureusement pas remboursée à 100% pour l'instant, mais avec le nouvel accord de coalition, on va dans cette direction.''

Le gouvernement a également fait passer le taux de TVA de 17 à 3% sur les produits d'hygiène féminine, c'était une revendication du Planning familial. L'association voudrait par ailleurs qu'une vaste étude soit menée sur les comportements sexuels actuels à l'époque digitale, explique Ainhoa Achutegui.