Le ministre des Affaires étrangères luxembourgeois a réaffirmé sa position contre la peine de mort dans une réponse au député CSV, Laurent Mosar.

Interrogé au sujet du sort de Murtaja Qureiris, incarcéré depuis l'âge de 13 ans en Arabie Saoudite, le ministre des Affaires étrangères luxembourgeois, Jean Asselborn a réaffirmé sa volonté d'abolir la peine de mort au-delà des frontières de l'Europe.

"Le prisonnier plus jeune d'Arabie Saoudite" risquait la peine capitale mais a finalement été condamné à 12 ans de prison pour avoir participé à une manifestation antigouvernementale. Mais comme l'a si bien dit M. Mosar, si la vie de Murtaja Qureiris n'est plus en danger, "le Fonds des Nations Unies pour l'enfance dénonce régulièrement des exécutions de mineurs en Arabie Saoudite". La preuve que le problème reste d'actualité.

Ce à quoi Jean Asselborn a répondu: "Le Luxembourg saisit toutes les occasions possibles pour souligner son opposition sans équivoque à la peine de mort, en particulier quand cette peine vise des mineurs." Et le ministre ne s'arrête pas là. Dans sa réponse, il appelle à suspendre "toutes les exécutions" afin d'aboutir "à une abolition complète et universelle de l'application de la peine capitale".

Revenant sur le cas de l'Arabie Saoudite, M. Asselborn a assuré que l'Union européenne "n'hésite pas à aborder le sujet" avec les représentants saoudiens et a insisté sur le fait que "le Luxembourg continuera à s'engager à tous les niveaux en faveur de l'abolition universelle de la peine de mort".

Il faut espérer que malgré un risque évident de régression sur la question dans l'ensemble des régions du monde, l'appel de M. Asselborn sera entendu. Si le cas Qureiris nous a appris quelque chose, c'est bien que la pression internationale peut changer les choses.