Déjà disponible chez nos voisins en pharmacie, les dispositifs d’autodiagnostics VIH seront prochainement commercialisés dans les grands surface, annonce le ministre de la Santé, Étienne Schneider.

Le VIH/sida ne fait plus beaucoup parler de lui, pourtant de nouvelles contaminations continuent à se produire et 20% des personnes concernées ignorent être infectées par le virus.

C’est pour améliorer l’information de chacun que le ministre de la Santé, Étienne Schneider a proposé un projet de règlement grand-ducal qui vient d’être adopté en Conseil de gouvernement ce mercredi.

L’idée est de faciliter l’accès aux autodiagnostics du VIH en les rendant disponible non seulement en pharmacie mais également en grande surface.

Ainsi, toute personne pourra procéder à l’autodiagnostic en toute discrétion et confidentialité chez elle, en moins d’une demi-heure, après une éventuelle infection par le VIH qui remonte à plus de trois mois.

Comme l’a souligné le ministre: «En encourageant la vente des dispositifs d’autodiagnostic VIH dans les grandes surfaces, le Luxembourg offrira une option complémentaire de dépistage du VIH qui contribue en même temps à supprimer certaines barrières au diagnostic. Une personne qui connaît son statut sérologique peut adapter son comportement en conséquence et ainsi se protéger soi-même et les autres.»

Les dispositifs d’autodiagnostic se distinguent des tests rapides à orientation de diagnostic (TROD) dans la mesure où ils sont destinés par le fabricant à être utilisés par des personnes privées sans l’intervention d’un professionnel de santé.

À ce jour, des négociations sont en cours avec les fournisseurs. Plus de détails seront présentés au début du mois de juillet.