Des tonnes de faux steaks hachés ont été distribuées à des associations aidant les plus démunis en France et il semblerait que le scandale, révélé vendredi dernier, ait un lien avec le Luxembourg.

Un nouveau scandale agite l'Europe depuis vendredi dernier, lorsque la répression des fraudes a confirmé que des tonnes de "faux steaks hachés" avaient été distribuées à des associations qui aident les plus démunis en France.

Parmi ces associations, on retrouve la Croix Rouge, les Restos du Cœur, le Secours Populaire et la Fédération française des banques alimentaires. Ces steaks, de "très mauvaise qualité" contenaient principalement des excès de gras, des tissus, de l'amidon et du soja.

Quelques jours plus tard, Libération a mené son enquête découvrant au passage que l'une des deux entreprises françaises impliquées dans la distribution de ces "faux steaks hachés", Voldis, appartenait à un homme d'affaires du nom de Valéry Le Helloco, originaire de Loudéac.

Et il se trouve que M. Helloco détient 499 des 500 parts sociales de l'entreprise à travers une holding domiciliée au Luxembourg: la Financière VLH. A la tête de la société depuis fin 2017, sa seule activité aurait été de changer son domicile officiel, de l'île de Jersey à Lisbonne.

En 2016, il se serait également adjugé un dividende de 154.000 euros alors que la société affichait un bénéfice de 114.000 euros. C'est du moins, ce que nos confrères de Paperjam avancent.

L'homme qui a le "pouvoir d'engager la société par sa seule signature" contrôlerait également une autre entreprise de l'industrie alimentaire: Clézio Industrie qui se dédie à l'abattage et au découpage de dindes.

D'après Libération, en 2017, le Breton détenait également à travers ses sociétés (VLH inclue) 25% du capital, Viktoria Invest, présente dans le domaine de l'immobilier, du papier, des casinos et de l'hôtellerie.

L'holding luxembourgeoise semble donc être au cœur du scandale des faux steak hachés mais, si l'on en croit nos confrères français, ça ne s'arrêterait pas là. Affaire à suivre.