Mardi a eu lieu le procès en appel de l'agression brutale d'une femme par deux hommes. Le Parquet général a demandé la confirmation de la peine et l'avocat de la victime, des dommages et intérêts plus élevés.

En octobre 2018, au terme du procès devant le Tribunal de Luxembourg de l'agression brutale d'une femme en mars 2016 au Park&Ride Bouillon, les deux prévenus avaient été condamnés à des peines de six et sept ans de prison ferme. L'homme qui avait écopé de la peine la moins lourde, avait volé son sac à la femme. Il s'agissait d'un vol avec violences: quand la victime avait tenté de se défendre, elle avait été poignardée. Elle avait finalement obtenu près de 18.400 euros de dommages et intérêts.

Mardi a eu lieu devant la Cour d'appel de Luxembourg le deuxième procès de cette affaire. La représentante du Parquet général a requis la confirmation de la peine d'emprisonnement plus lourde pour le deuxième homme.

Une peine plus lourde pour le coaccusé que pour l'auteur des coups?

Les deux hommes, âgés de 26 ans, avaient planifié ensemble l'agression et le coaccusé avait emmené sur place l'auteur des coups de couteau. Il avait eu conscience que le couteau allait servir et il s'était accommodé de ce fait, ce qui devait être considéré comme une circonstance aggravante. Selon la représentante du Parquet général, le deuxième homme avait été à juste titre condamné pour un fait qui relevait de davantage qu'un simple vol à l'aide de violences. Au vu de son casier judiciaire, les sept ans d'emprisonnement étaient la peine qui convenait et qui devait donc être confirmée.

Un peu plus tôt, Maître Scheerer, l'avocat du coaccusé, avait estimé que son client ne devait pas passer plus de temps en prison que l'auteur des coups de couteau. Il fallait examiner sa contribution aux faits. S'il avait su que l'autre homme allait utiliser le couteau, il aurait entrepris quelque-chose, selon Maître Scheerer. Son client n'avait pu obtenir de sursis à cause d'une affaire de stupéfiants qui remontait à 2013. Pour le reste, l'avocat a demandé la confirmation du premier jugement sur le plan civil.

Une indemnisation plus élevée à cause du risque mortel?

Une demande que n'approuve pas Maître Gaston Vogel, l'avocat de la victime. Au lieu des 18.400 euros obtenus en première instance, ce dernier a réclamé 25.000 euros de dommages et intérêts. La femme avait redouté une mort imminente et une atteinte à son intégrité physique et psychique. Maître Vogel a parlé de faits ignobles et de criminalité scandaleuse. Une expertise a montré que les blessures de la victime étaient presque mortelles. Il n'y avait aucune excuse pour ce crime. Après cette attaque sournoise, la vie de la femme avait changé. Aujourd'hui, elle a peur d'aller se promener, par exemple.

L'arrêt de la Cour d'appel est attendu le 2 juillet.