Le ministre de la Mobilité François Bausch est revenu sur le projet de transformation de la bande d'arrêt d'urgence de l'A6 en voie de covoiturage.

Le projet est en route, mais comme le dit l'adage, "Rome ne s'est pas faite en un jour". Ici, Rome n'est autre que la future bande de covoiturage, qui sera développée sur l'A6 depuis la frontière belge et viendra compléter celle récemment inaugurée entre Arlon et la frontière.

Le ministre de la Mobilité François Bausch est revenu sur le projet pour nos confrères de L'Avenir. Et reconnaît que le projet belge doit être complété: "La voie de covoiturage "côté belge" n’a de sens que si elle est prolongée "côté grand-ducal"." Soit en tout 6,5 km de voie rénovée depuis Sterpenich jusqu'à Mamer/Capellen, dans le sens Belgique>Luxembourg.

Mais le ministre prévient: les échangeurs luxembourgeois rendent "ces travaux sont beaucoup plus problématiques, et donc coûteux que du côté belge"Le chantier doit démarrer en 2021 et durer dix-huit mois, alors que la Belgique a pu boucler son tronçon en huit mois: "il ne faut pas espérer qu'elle puisse être mise en service avant 2023". Le coût du projet est estimé à 60 millions d'euros.

Les deux pays devront encore harmoniser les conditions de circulation sur cette voie. Là où la Belgique autorise un minimum de trois personnes par voiture et une circulation à 50 km/h, François Bausch aimerait augmenter la vitesse à 90 km/h et ouvrir la circulation aux bus.

D'ici là, une phase de test qui doit durer "probablement jusqu'aux vacances d'été" obligera les usagers de l'A6 à circuler à 90 km/h pendant les heures de pointe. Elle doit débuter d'ici début juin.