La fin annoncée du changement d'heure pour 2021 oblige le Luxembourg à se tourner vers ses voisins pour ne pas vivre en décalage.

Verra-t-on bientôt les régions frontalières décalées d'une heure par rapport au Luxembourg? 9h à Metz et Trèves mais 10h à Luxembourg-ville? L'éventualité peut faire frémir les salariés frontaliers comme leurs employeurs.

À défaut d'une panne de réveil, les tours d'aiguille pourraient provoquer de sérieux maux de tête à tout le Luxembourg et ses travailleurs, dont près de la moitié vit au-delà de ses frontières.

C'est ce qu'a reconnu le Premier ministre au détour d'une courte réponse à une question parlementaire de Mars Di Bartolomeo (LSAP): "il faudra éviter que les citoyens et les acteurs économiques se voient confrontés à une heure légale différente, à côté des fuseaux horaires déjà existants, au pire des cas au sein même de la Grande Région sinon à l'intérieur du marché unique".

Pour s'éviter le cafouillage généralisé d'un décalage horaire, le Luxembourg compte discuter "d'abord avec ses voisins et ses partenaires du Benelux" avant de tendre l'oreille au reste de l'Europe. Des discussions potentiellement compliquées puisque la France et l'Allemagne ont une préférence pour le maintien de l'heure d'été, tandis que les Pays-Bas souhaitent conserver l'heure d'hiver. La Belgique n'a, elle, pas encore donné son avis.