Petite balade à travers le pays avec une question parlementaire concernant les véhicules autonomes au Grand-Duché.

Les constructeurs travaillent sur des technologies qui vont de plus en plus révolutionner notre quotidien, mais l'infrastructure est-elle prête à accueillir ces nouveaux moyens de transport?

Les députés des Pirates ont émis certains doutes concernant la compatibilité entre les véhicules autonomes et les routes luxembourgeoises. La situation actuelle n'étant, selon eux, pas optimale pour ce genre de technologie.

Selon le député Marc Goergen, les véhicules du niveau 2 sont confrontés à plusieurs problèmes sur les routes luxembourgeoises, par exemple une mauvaise signalisation ou un marquage au sol inadéquat, sans parler des chantiers.
Le ministre répond à cela que ce "Level 2" n'a pas encore été introduit au code de la route et qu'il n'est utilisé que dans le cadre de tests. Il assure par ailleurs que concernant l'état du réseau routier luxembourgeois, les standards les plus élevés sont respectés sur les autoroutes. Il en est de même pour les panneaux de priorité à droite sur les routes nationales.  Environ 10.000 panneaux sont remplacés chaque année sur les routes du pays.

Il ajoute également que les lignes de marquage le long des autoroutes sont rafraîchies une fois par an, ce qui n'est pas possible sur les routes nationales. Enfin, le ministre François Bausch est d'avis qu'en cas de mauvaise visibilité due aux conditions météorologiques, la qualité de lecture des panneaux se dégrade. Les assistants de roulage devraient donc être capables de déchiffrer une signalisation en partie dégradée.

D'ABORD SUR LES AUTOROUTES

Toujours selon les propos du député Marc Goergen, les assistants permettant de maintenir la voiture sur leur bande de circulation s'orientent avec les lignes de marquage au sol, or celles-ci ne sont pas toujours présentes sur certaines routes nationales.

Le ministre répond à cela que ces zones dépourvues de ligne médiane, séparant les deux bandes de circulation, ont été instaurées afin d'inciter les chauffeurs à plus de concentration pendant la conduite. Le même principe a été adopté dans les quartiers limités à 30km/h ou les "zones de rencontre".

Selon lui, ce sont les véhicules autonomes qui doivent s'adapter à l'environnement et pas l'inverse. Ce genre de conduite automatique ne sera totalement possible que quand la technologie pourra s'adapter à 100% aux conditions du réel. Pour le ministre François Bausch, une conduite totalement autonome sera autorisée exclusivement sur autoroutes dans un premier temps.

Concernant les risques des véhicules autonomes, le ministre de la Mobilité et des Infrastructures sera en étroite relation avec le ministère des Droits des consommateurs une fois que cette conduite sera une réalité au Luxembourg.