Jeudi à la Chambre, une heure d'actualité a été consacrée au stage du personnel enseignant du fondamental.

"Pourquoi discutons-nous encore sur la politique de formation, puisque le ministre fait de toute manière ce qu'il veut?" Cette question a été posée jeudi après-midi à la Chambre par la députée CSV, Martine Hansen.

A l'ordre du jour figurait une heure d'actualité consacrée au stage du personnel enseignant du fondamental, mais le ministre de l'Education, Claude Meisch avait présenté dès jeudi matin un projet de loi modifié.

Les partis d'opposition ont au moins été d'accord sur un point: il n'est pas acceptable que le gouvernement s'accorde deux mois pour faire des heures d'actualité à la Chambre ou pour se rendre dans une commission parlementaire, quand cette dernière le demande.

A cette critique, le ministre a répliqué qu'après avoir parlé la semaine dernière avec les syndicats du secteur, il pouvait mieux répondre à présent aux questions éventuelles des députés. Le ministre a en outre constaté que tout le monde au fond était d'accord que le stage devait être réformé et que les jeunes enseignants devaient recevoir une initiation professionnelle.

Concrètement, dans son projet, le ministre a retenu que chaque stagiaire doit suivre 30 heures de cours de droit et 30 heures de formation continue. L'offre de cours va encore être élargie.

L'heure d'inspection et la réalisation d'un portfolio seront maintenues, mais elles ne seront plus évaluées.