La grande "grève pour le climat" devrait être une mobilisation sans précédent. Les lycéens qui ont lancé le mouvement espèrent 10.000 participants.

Elle n'a que 17 ans, mais court déjà de meeting en meeting, de table ronde en groupe de travail. Zélie Guisset est étudiante en terminale à l’École européenne de Luxembourg et, comme des milliers de jeunes au Luxembourg et ailleurs, elle se mobilise pour le climat.

Si en Belgique, en Allemagne ou en Suède, le mouvement Youth for Climate coordonne des grèves et manifestations toutes les semaines, au Luxembourg, le grand rendez-vous est ce vendredi, le 15 mars, pour une manifestation de grande ampleur.

Une vingtaine de lycées dans tout le Grand-Duché sont mobilisés et les réseaux sociaux fonctionnent à plein régime pour rassembler et organiser ce rassemblement qui démarrera au Glacis, pour aller vers le centre-ville. "Entre les estimations données par les écoles et les inscriptions sur l’événement sur Facebook, je pense qu’on peut atteindre 10.000 personnes", espère Zélie.

Inspirés par la verve et l’engagement de Greta Thunberg, cette jeune Suédoise de 16 ans qui a interpellé les chefs d'État et ministres sur l'urgence climatique, les jeunes luxembourgeois se sentent pousser des ailes et découvrent la participation politique et citoyenne. Pour la lycéenne, il en va d’une sorte d’apprentissage express de la démocratie participative: "Il y a beaucoup d’engagement, beaucoup de jeunes qui savent défendre leurs idées, qui sont investis. On ne peut pas ne pas être préoccupé par les enjeux climatiques, c’est notre futur."

Et Zélie de poursuivre: "nous sommes légitimes car c’est de notre vie qu’il s’agit. Faire grève est une manière de faire entendre que le changement climatique aura plus d’impact sur nous que nos études et nos diplômes."

Dès le lendemain de la manifestation, des tables rondes et groupes de travail reprendront pour réfléchir aux prochaines actions, propositions et revendications. Les lycéens continue la mobilisation.