Des efforts auraient été faits mais le texte ne serait pas cohérent et aurait besoin de corrections sur certains points.

Le texte sur la protection de la jeunesse doit donc être réécrit selon la Commission des Droits de l'Homme qui souligne qu'elle apprécie néanmoins le travail réalisé jusqu'à présent. De nombreux progrès ont été réalisés mais le texte doit encore être amélioré.

La question de la prison reste cruciale. La position de la Commission des Droits de l'Homme est claire selon son président, Gilbert Pregno:

"L'Etat a signé de nombreuses positions et a également déclaré que dès l'ouverture de l'UNISEC, plus personne ne sera envoyé à Schrassig. Nous supposons que cette décision est encore d'actualité. A la lecture des accords de coalitions du gouvernement actuel, nous avons été effrayés par le fait qu'ils allaient définir les conditions d'emprisonnement à Schrassig. Nous nous posons donc la question de savoir ce qu'il en est?"
Le texte ne précise pas non plus quand une personne doit être placée à l'UNISEC, ou à partir de quel âge, déplore Deidre du Bois:

"A partir de quand un mineur peut-il être responsabilisé pour ses actes, et à partir de quand peut-il comprendre que ce qu'il a fait est préjudiciable? Il est clair qu'un jeune qui n'est pas capable de discernement ne doit pas être envoyé à l'UNISEC."
Des règles claires et nettes doivent être introduites dans la loi. Est-ce qu'un Droit pénal doit être introduit pour celui qui commet une infraction ou doit-on rester dans un esprit de protection? Dans le meilleur des cas, une analyse des avantages des deux options respectives devrait déboucher sur une discussion lancée par le ministre ou par la Chambre des députés en concertation avec les personnes impliquées sur le terrain afin de thématiser la problématique.

Selon la Commission des Droits de l'Homme, on ne peut pas qualifier le texte de Loi sur la protection de la jeunesse car il comporte encore trop d'éléments pénaux.