Les ministres du Travail et des Finances ont présenté ce jeudi le dispositif de hausse du salaire social minimum. Cette différence sera perçue cet été.

C'est un système bien compliqué pour une idée simple: augmenter tous les bas salaires de 100€ net. Un coup de pouce qui doit profiter à un peu plus de 60.000 salariés. Ce sera chose faite au cours de cette année, avec un effet rétroactif au 1er janvier 2019.

Mesure phare de l'accord de coalition, la hausse du salaire minimum est en fait déjà en cours de déploiement. Elle se décline en trois augmentations:

  • celle versée depuis le 1er janvier 2019 (+1,10% sur le salaire social minimum soit environ 20€ net)
  • une nouvelle, rétroactive jusqu'à début 2019 et en cours de vote (+0,9% soit environ 16€ net)
  • et via l'instauration d'un "crédit d'impôt salaire social minimum" (en cours de création et comptant pour environ 70€).

Très concrètement, tous les salariés au salaire minimum, non-qualifié et qualifié, bénéficieront de la hausse. Ceux légèrement mieux payés (jusqu'à 3.000€ brut) en recevront également une partie dégressive afin de ne pas les léser.

LA HAUSSE ARRIVERA CET ÉTÉ

Dan Kersch et Pierre Gramegna ont annoncé que l'effet rétroactif serait pleinement reçu par les salariés cet été, "normalement avec les revenus du mois de juillet". Ce qui fait six mois d'augmentation (les deux mesures en cours de création) plus celle de juillet, le tout payé en une seule fois. Soit entre 500€ et 600€.

À partir de ce versement, le système sera ensuite mensualisé. Selon la classe d'impôt (1, 1a ou 2) et le salaire social minimum reçu (qualifié ou non), l'augmentation sera comprise entre 101,19€ et 108,75€ net par mois.

Si l'État supportera les deux tiers du coût de la hausse (contre un tiers pour les employeurs), le gouvernement prévoit, mécaniquement, une hausse des cotisations salariales mais surtout un regain de pouvoir d'achat, donc de consommation.