Comme plusieurs communes avant elle, Dudelange vient de créer un cimetière forestier, en marge de la ville et des sépultures traditionnelles. Visite en photos.

Entre Kayl et Dudelange, sur les pentes du Mont Saint-Jean, une forêt d'un genre encore nouveau vient de naître. Ici, la commune de Dan Biancalana a créé, à la demande de ses habitants, un cimetière forestier.

On ne trouve ni tombe, ni caveau, ni croix. Rien que des arbres, dont certains sont numérotés de un à douze, et leur feuillage de saison. "C'est un espace naturel où l'on pourra se recueillir et qui nous permet de proposer une nouvelle manière de célébrer des funérailles, plus simplement" a-t-il déclaré mercredi après-midi, lors de l'inauguration du cimetière.

Une chapelle en bois a été construite au bord du chemin et un sentier de quelques mètres de long permet de rejoindre l'espace du cimetière, volontairement laissé vierge.

Au pied des douze arbres sélectionnés, dix concessions ont été créées. Soit 120, concédées pour trente ans, qui pourront accueillir un nombre illimité de dispersions de cendres.

Pour ne pas oublier ceux qui ont choisi ce retour à la nature et leur arbre, une plaque avec leur nom sera accrochée dans la chapelle.

Si le cimetière rencontre un fort succès, la commune pourra même l'étendre, nous confirme Dan Biancalana. D'ici là, les Dudelangeois, mais aussi les résidents de Rumelange, de Bettembourg et de Roeser, pourront y déposer les cendres de leurs proches disparus, et demander, un jour, à venir reposer en ces lieux, à l'écart des deux cimetières communaux et de la ville.