Le Cefis a publié une étude globale sur la participation des étrangers aux élections communales de 2017.

La participation des étrangers à la vie politique au Luxembourg est toujours un sujet complexe. L'intégration des 47,9% de non-luxembourgeois passe par leur participation politique et les élections communales sont le premier degré de cette participation. 
Les communes et le ministère de l'Intégration ont mené des campagnes de sensibilisation en 2017 pour inciter les étrangers à s'inscrire sur les listes. L’étude du Cefis (Centre d'étude et de formation interculturelles et sociales) présente les résultats de ces efforts de sensibilisation, aussi bien au niveau de l’Etat, que des communes et de la société civile.
Les résultats montrent que 22,8% des résidents étrangers (de 134 nationalités) se sont inscrits sur les listes électorales pour les dernières élections communales, soit 34.638 personnes. En 2011, ce taux était de 17%.
En chiffre absolu, ce sont les Portugais qui se sont inscrits en plus grand nombre, avec 13.093 personnes. Les Français sont loin derrière avec 5.120 inscrits, suivis par les Italiens et les Belges.

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Mais en pourcentage par rapport à la population, le classement n'est pas le même. Ce sont les Néerlandais qui sont les plus engagés civiquement avec 32% d'inscrits. Les Belges et les Allemands suivent avec 28% alors que les Français ne sont même pas un quart à s'être inscrit (24%).

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DES LEÇONS À TIRER POUR LES EUROPÉENNES

Le 26 mai prochain, se tiendront les élections européennes. Si les Luxembourgeois de plus de 18 ans sont inscrits automatiquement sur les listes, les étrangers doivent s'inscrire auprès de leur commune de résidence. Ils ont jusqu'au 28 février pour le faire.
L'analyse des efforts entrepris en 2017 peut servir de base pour trouver des voies pour l'inscription des étrangers aux élections européennes de 2019, même si la population ciblée n'est pas tout à fait la même, seul les ressortissants d'un état membre ayant le droit de vote.
Le Cefis a ainsi publié un guide de bonnes pratiques qui pourrait aider les communes. Il insiste sur l'importance des réseaux de communautés, de multiplicateurs locaux ou d'une communication adaptée (notamment en termes de langues). Les aspects pratiques (horaires d'inscription, continuité de la sensibilisation, accessibilité de lieux) complètent les conseils.