"Cela n'était encore jamais arrivé", voilà ce qui se dit à Kopstal. Une commune qui ne veut plus de sa circonscription électorale.

Dans les communes de Kopstal et Bridel, certains plaident pour le divorce d'avec la circonscription sud et le mariage avec la circonscription centre. Même si tout cela ne sera pas si simple, les citoyens de Kopstal vont dans un premier temps devoir trancher et cela, parallèlement aux élections communales du 8 octobre. Nul n'ignore que la composition de nos quatre circonscriptions électorales est parfois curieuse. Par exemple, il manque une circonscription "ouest". Comme le système fonctionne par canton, on en arrive à des situations telles que celle-ci : la commune de Septfontaines appartient à la circonscription sud, alors que la commune voisine de Tuntange relève de la circonscription centre et que celle de Saeul, voisines des deux autres, fait partie de la circonscription nord. Sur la carte, la situation de la commune de Kopstal est un peu particulière : elle figure au nord de la capitale, mais elle relève de la circonscription électorale sud. Le bourgmestre Romain Adam a déclaré que sa commune était plus proche de la circonscription centre socio-démographiquement. Il y aurait une demande de la population.

L'un des arguments serait que la commune n'a encore jamais eu de député. Les habitants de Kopstal et de Bridel auraient de meilleurs contacts avec la Ville de Luxembourg qu'avec la circonscription sud. Déi Gréng ont finalement décidé le dépôt d'une motion, qui a été adoptée à l'unanimité.

Il y a évidemment de très nombreuses réserves sur ce que déclencherait la mise en pratique de cela. Un tel changement est-il réalisable ? Et qu'en sera-t-il du canton ? La circonscription électorale sud aura-t-elle alors moins de sièges ?... Romain Adam sait que ces questions circulent, mais il pense que les conséquences seraient moins grandes dans la pratique pour la commune. Beaucoup de questions ont été posées sur les syndicats de communes. Mais cela n'a rien à voir avec la circonscription électorale. Ce sont le gouvernement et le législateur qui devront voir ensuite s'il faut sortir du canton de Capellen.

S'il devait y avoir un vote positif, il est difficile de dire quelles seraient les réactions, selon le bourgmestre. A Kopstal en tout cas, on garde le moral. On n'organiserait pas le référendum, s'il n'y avait aucune chance de voir passer le oui. Ce serait ensuite aux responsables nationaux d'en tirer les conclusions.

Une réunion d'information aura lieu le 20 septembre à la mairie de Kopstal.