Les résidents nationaux se plaignent fréquemment que les services proposés par les hôpitaux se passent de moins en moins en luxembourgeois. Qu'en est-il?

Les chiffres sont parlants: plus de 50% du personnel hospitalier est non-luxembourgeois. Une pétition qui voulait rendre le luxembourgeois langue officielle des hôpitaux n'a pourtant pas atteint les 4.500 signatures nécessaires. Le pétitionnaire a cependant reçu une réponse du ministère de la Santé dressant un état des lieux de la situation.

D'après un recensement de 2016, 47% des médecins spécialistes seraient luxembourgeois. 12% sont français, 13% sont belges, et 21% viennent d'Allemagne. Les 7% restant sont de nationalités différentes.

La profession infirmière est constituée d'un tiers de Luxembourgeois, un tiers de Français, et un tiers de nationalités "autres".

Des efforts linguistiques sont faits dans les hôpitaux. À Esch, le personnel doit parler le luxembourgeois à un niveau B2, suffisant pour la communication quotidienne mais pas pour une interaction médicale. C'est un premier pas.

Au delà de la question linguistique, ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que sans ces précieux 56,4% de non-Luxembourgeois, le secteur hospitalier ne fonctionnerait pas.

RTL

Un reportage de Pierre Weimerskirch